De la même génération que Expedit Dossou Gbété, lui était dans ses 16m50. Dans les années 73 à 85, Requins, Dragons et autres l’ont connu. Specialiste des face à face. Il s’est donné corps et âme pour sa carrière, mais, malgré tout cela, Koukoui comme c’est de lui qu’il s’agit a raccroché des suites d’une blessure au genou en 1997.

Né le 15 decembre 1957, en 1972, très jeune Mesmin Koukoui commença sa carrière de footballeur. En 1981, il faisait ses débuts en équipe nationale du Dahomey en pleine révolution. En 1997, il faisait ses adieux définitifs aux stades. En 24 ans de carrière professionnelle, il a eu 48 sélections en équipe nationale, et plus de 600 matches toutes compétitions confondues à l’en croire.

Tout a commencé au cours d’une compétition de proximité. Ainsi, il a été détecté et surtout, on lui prévoyait un avenir meilleur. En son temps, c’était une sélection étape par étape. Ce que Koukoui a fait. Selon ses dires, quartier, commune, district et province étaient les étapes à suivre dans ce parcours de combattant avant d’atteindre l’équipe nationale. C’est ainsi que de la province (Requins), les Dragons seront à ses trousses. Il deviendra le gardien titulaire de cette équipe en moins de quelques années et tapait déjà les portes de l’équipe nationale malgré son jeune âge. Imperturbable dans les cages des Oranges et noirs. Avec les Dragons, il fera 12 ans dans les cages. Cap fut mis sur les Postel pour un an. Là encore, il marquera son passage avec la qualification à la ligue des champions. Puisque Postel sera champion au cours de cette année. Malheureusement, face au Sahel du Niger, ils ne réussiront pas à passer au second tour de cette compétition africaine.

Au début de la prochaine saison avec Postel Fc l’homme aura un gros contrat au Liban. En 1987, il sera le premier béninois à jouer dans ce championnat. Il fera 8 ans dans ce pays et surtout en tant que titulaire indiscutable de son club Ali Sharba du Liban. En son temps, Brym Madjid (un autre ancien international) l’avait rejoint dans le même club. Brym a quitté le club entre temps, mais « moi j’ai continué » a-t-il confié. À deux reprises il a été nominé et surtout désigné meilleur gardien du championnat libanais. Malheureusement, une blessure qu’il contracta au genou en 1995 l’a contraint, au bout de deux ans donc en 1997, à quitter définitivement les stades.

Il n’a jamais oublié ce match qui lui a ouvert les portes de la sélection nationale. C’était la rencontre Buffles Vs Dragons à Abomey a-t-il laissé entendre. C’était un match joué à deux reprises en 1981. Cela entrait dans le cadre de la Coupe du Bénin et ils ont gagné les Buffles (0-0 à l’aller et 2-0 pour les Dragons au retour). Malheureusement, ils ont été defaits en finale par les Requins de l’atlantique sur le score étriqué de 1-0. « C’était pour moi un match référence » nous a-t-il fait savoir. Et un autre match qui l’a aussi marqué, c’était une rencontre de la coupe CAF contre un club du Cameroun. On menait Dragons de 1-0. Quand Gormashi Georges (Paix à son âme) a égalisé le but sur un corner sans toucher. Et on a eu notre qualification. C’est de là qu’on est qualifié pour les demi-finales de cette compétition.

Depuis que l’homme a raccroché, il a été retenu entre temps dans le staff de l’Uss Kraké comme entraîneur des gardiens pendant 4 ans entre 1998 et 2002. Actuellement l’homme est à la maison et ne fait plus rien, mais a le diplôme d’entraîneur.

On demande aux autorités à divers niveaux de venir en aide à ces anciennes gloires qui ont défendu vaillamment les couleurs nationales, afin qu’elles ne meurent pas dans la misère. Ou aux présidents de clubs de les recruter dans leurs staffs techniques. Ne serait-ce qu’un plus aux clubs et à la nation.

Richard Mensah Elom Agbenomba

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