Né le 18 Août 1955 à Guerrouma, wilaya de Bouira (située à une centaine de km au sud d’Alger), il quitte l’Algérie à 7 ans avec ses parents pour la France, lorsque le pays accède à l’indépendance le 05 Juillet 1962. Son père, membre d’une unité supplétive de l’armée française nommée « harka », est ce qu’on appelle dans le jargon algérien un « harki ». Après l’indépendance, plusieurs d’entre eux ont été contraints à l’exil et d’autres restes sur place, victimes de représailles. La famille s’établit à Beauvais, où le jeune Omar tape dans la balle Ronde avec ses copains, dans la rue. En 1967, malgré sa petite taille, il s’inscrit dans un club de Basket de la ville, avec lequel il remporte deux championnats régionaux. En 1969, il retourne au football et signe une licence chez les cadets du même club. Doué, il est rapidment surclassé, grâce à sa technique au-dessus de la moyenne et sa polyvalence. Meneur de jeu à ses débuts, il est souvent utilisé comme milieu défensif, relayeur ou attaquant. En 1972, il migre vers le FC Nantes après avoir été approché par un recruteur du club. Il joue tous les matchs de l’équipe réserve et est souvent convoqué chez les pros par José Arribas. Il fait partie cette année, de l’effectif qui remporte le championnat de France. Deux ans plus tard, il signe son premier contrat professionnel alors qu’il n’a que 20 ans (chose rare à cette Époque). Il joue quelques matchs, jusqu’au départ d’Arribas en 1976. Son successeur Jean Vincent le titularise et le met en confiance. En 1977, le harki qui revendique son identité, porte le maillot de l’équipe de France pour la première fois contre la Roumanie. La même année, lors d’un stage de préparation de préparation de l’équipe de France, il est victime d’un arrêt cardiaque en pleine séance d’entraînement. Il est contraint à l’arrêt pendant 6 mois et revient à la fin de l’année 77. A son retour, Hidalgo l’intègre dans la liste des 40 présélectionnés pour le mondial argentin. Il effectue la tournée sud sud-américaine avec les bleus, mais nest pas retenu pour la coupe du monde. En 1979, il gagne son dernier trophée avec Nantes (la coupe de France) et pose ses valises la saison suivante à Bordeaux. Le président du club, Claude Bez qui a pour ambition de mettre en place une compétitive sur le plan européen, le convainc. Apres des débuts catastrophiques, les girondins se séparent du coach Luis Carniglia et engagent Raymond Goethals. Celui-ci redresse la barre du navire et compte sur Sahnoun pour appuyer Giresse dans l’entrejeu. Le 21 Avril 1980, Omar est victime d’une nouvelle attaque cardiaque et tombe dans les bras de l’adjoint de Goethals, à la fin dune séance d’entraînement. Les interrogations fusent. N’est-il pas revenu à la compétition plutôt que prévu ? Était il apte à rejouer au football ? Son mal a-t-il été bien diagnostiqué ? Des questions qui restent d’actualité. Quelques semaines après son décès, son fils posthume Nicholas, qui a également joué à Bordeaux et qui est consultant sur une chaîne TV, voit le jour. Sahnoun pouvait définitivement reposer en paix, puisque de son vivant, il avait toujours caressé le rêve d’être père, depuis son union avec Patricia en 1976. Depuis son décès, un des terrains annexes, du stade Pierre Brisson de Beauvais porte son nom et un tournoi est également organisé par des associations de ressortissants d’Afrique du Nord, en son honneur, afin que nul n’oublie, celui dont la mort a ému le monde du football en 1980. Dors en paix Omar. A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.

Mohamed Soumaré

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