Né le 18 Octobre 1944 à Accra, Cecil Jones Attuquayefio, joue comme tous ses camarades dans les rues de la capitale ghanéenne, avant d’intégrer en 1962, le club des étudiants nommé « Ghana Academicals Team ».

Carrière professionnelle

Deux ans plus tard, il signe aux Ghana republicans et tape dans l’oeil du coach des blacks stars CHarles Kumi Gyamfi, qui le sélectionne pour la CAN 1965 en Tunisie. Dans une équipe composée de joueurs talentueux comme Osei Kofi, Frank Odoi et Oman Mensah, il arrive à gagner ses galon ses galons de titulaire et remporte le Trophée continental, sur les bords de la méditerranée aux dépens du pays organisateur. Trois ans plus tard, sur les hauteurs d’Ethiopie, il joue la seconde finale de CAN de son histoire, qu’il perd face au COngo Kinshasa. Entre temps, il participe aux Jeux olympiques de Tokyo en 1964 et à ceux de Mexico en 1968. Il quitte aussi son club pour le Great Olympics, avec lequel il remporte le championnat national en 1970. Cette même année, avec les blacks stars, il se retrouve en finale de la CAN face au pays organisateur (le Soudan). Il la perd pour la seconde fois consécutive, à cause d’un concept de jeu adopté par les soudanais, appelé « la ruelle tchèque », qui n’est autre qu’un jeu fait de passes courtes, dans un intervalle réduit et qui a pour but de déstabiliser l’adversaire. En 1971, en demi finale de coupe d’Afrique des clubs champions face à l’Ashanti Kotoko de Kumasi, il marque l’unique but de son équipe au match aller (1-1) et se blesse à la 34ème minute du mach retour à Kumasi. Son équipe perd 1-0 et cette blessure sonnera le glas de sa carrière, car il ne retrouvera plus son niveau d’antan.

Début en tant qu’entraîneur

Après avoir quitté la pelouse en 1974, il prend place sur le banc de touche et occupe la barre technique de Great Olympics pendant 10 ans. En 1985, il est nommé entraîneur adjoint de l’équipe du Ghana, juste après l’échec des blacks stars à la qualification à la CAN 86. Il reste à ce poste pendant 2 ans et prend en main Okwahu United, avant de répondre à l’appel de Maître Mondon (Paix à son âme), alors président du stade d’Abidjan. En 1990, il revient au pays et se voit confier l’académie de Goldfield d’Obuasi. Peu après, il se retrouve à la tête de l’équipe fanion, avec laquelle il remporte le premier championnat professionnel du Ghana en 1993-94. Il commence à partir de 1996, un aventure avec les différentes sélections nationales. Après avoir qualifié les olympiques pour les JO d’Atlanta, il remporte avec les starlets (cadets) la CAN 1999 en Guinée et se classe troisième au mondial de la catégorie en Nouvelle Zélande. Après cet intermède au sein des sélections nationales, il dirige les coeurs de chênes d’Accra (Hearts of oak), avec lesquels il gagne la champion’s league en 2000, en battant l’Espérance de Tunis à l’aller à Tunis et au retour à Accra. Après ce succès, les blacks stars lui sont confiés, mais il ne dure pas à la barre technique de l’équipe. Il est évincé suite à une fronde menée par les cadres de l’équipe (notamment Charles Kumi Akonnor), qui lui ont fait perdre le match à domicile contre le Libéria 1-3 (éliminatoires mondial 2002), le 28 Janvier 2001. Il revient à Hearts of Oak et y reste une année, avant de céder sa place à son neveu OFei Ansah (paix à son âme) et de prendre la direction de Liberty Professionals. En 2003, il répond aux sollicitations de la fédération béninoise de football et a pour mission de qualifier les écureuils pour la première CAN de leur histoire. Grâce à sa méthode et à son football offensif fait de passes courtes, d’enchainements rapides et de décalages, il permet au Bénin de composter son ticket pour la CAN 2004 et réussit l’exploit de battre la Zambie lors du dernier match à domicile, 3-0. Après le tournoi, il quitte le Bénin et reprend en main Hearts of Oak, qu’il envoie une nouvelle fois sur le toit de l’Afrique, en remportant la première édition de la coupe de la confédération (fusion de de la coupe d’Afrique des vainqueurs de coupes et de celle de la CAF) édition 2004, contre l’Ashanti Kotoko de Kumasi aux tirs aux buts. Après ce sacre, il repart à Liberty professionnal et y occupe le poste de directeur technique jusqu’en 2011.

Distinction honorifique

En plus de ses fonctions d’entraineurs et de directeur technique, il a été vice président de la Fédération ghanéenne de football de 1982 à 1983 et secrétaire général adjoint de la même institution de 1995 à 1997. Il est titulaire de la distinction Member of Order of Volta (le 06 Mars 1973), reçue des mains du président Ignatus Kutu Achémpong, à l’occasion du 16ème anniversaire de l’indépendance du pays, ce qui lui vaut le titre de « sir ». Il a aussi été élu entraineur de l’année au Ghana et meilleur entraineur d’Afrique en 2000. A partir de 2012, sa santé se dégrade et il souffre d’un cancer de la gorge. Le 30 Juin 2012, au Ohnene Djan STadium d’Accra, un match de football est organisé entre ses amis (internationaux des années 60-70) et les blacks stars, dont les recettes lui sont versées pour l’aider à payer ses soins.

Grand tacticien devant l’éternel, il perd son dernier match contre la maladie, dans un hôpital d’Accra, le 12 Mai 2015. Chaque année, à l’occasion de son décès, les hearts of oak lui rendent hommage, afin que nul ne l’oublie. Dors en paix coach. « A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons ».

Mohamed Soumaré

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here