Tout est bien qui finit bien. La Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019 a connu son épilogue le 19 Juillet dernier, laissant diverses moissons aux nations participantes. Avec 102 buts marqués en 52 matchs joués, la CAN 2019 a offert une moyenne de 1,96 but par match. Elle a été moins prolifique que les précédentes éditions en termes de buts par rencontre (2,15 et 2,06 buts par match respectivement en 2013 et en 2017). 171 cartons jaunes et 5 cartons rouges ont été distribués par les arbitres.

Quelques jours après le coup de sifflet final propulsant l’Algérie sur la cime du football africain et le Sénégal vice-champion, 90mnfoot.com vous propose un bilan de cette première CAN à 24 pays, qui nous a révélé beaucoup de surprises.

Toundé ALIOU

LE CHAMPION

A tout seigneur, tout honneur. L’Algérie était attendue, l’Algérie a répondu. Après 29 ans de disette et surtout d’instabilité, le football algérien est de nouveau sur le toit du continent. Une performance historique à mettre à l’actif du sélectionneur local Djamel Belmadi. Objet de toutes critiques depuis qu’il a pris les fennecs en main, Belmadi a su constituer une équipe compétitive où la complémentarité est maître-mot.

Invincibles avec 13 buts inscrits contre 2 encaissés, le parcours de l’Algérie force admiration et respect. De ce succès de l’Algérie et surtout de Djamel Belmadi, on retient fondamentalement qu’en bénéficiant de la confiance totale des dirigeants, les entraîneurs locaux sont capables de réaliser de belles prouesses.

LES REVELATIONS

Le Nigéria, invité surprise sur le podium, n’a pas trop regretté la blessure en début de compétition de l’expérimenté John Mikel Obi. Constitués majoritairement de jeunes joueurs, les supers eagles ont mis à profit dans le jeu offensif la rapidité d’Ahmed Musa, l’aisance technique de Samuel et l’efficacité d’Ighalo pour décrocher la troisième place de cette compétition.

Le Bénin, pour sa 4è participation à une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations, a marqué les esprits en terre égyptienne. Profitant du nouveau format de la compétition et avec un jeu basé sur : la solidité défensive, l’intelligence de Cebio Soukou et la puissance de Mikael Poté, les écureuils du Bénin se sont contentés de 3 matchs nuls respectivement face au Ghana (2-2), à la Guinée-Bissau (0-0) et au Cameroun (0-0) en phases de groupe pour accrocher une qualification historique au second tour. Sortis troisièmes de leur poule, les écureuils vont briser le rêve marocain en huitième de finale avant de courber l’échine en quart de finale face au futur vice-champion d’Afrique.

Par contre, la plus belle révélation de ce tournoi demeure la sélection malgache. Pour une première participation, les Buffles du Madagascar ont pu se hisser en quart de finale avant d’être sortis par les aigles de la Tunisie. Avec un jeu aussi attrayant que vif, le Madagascar contraint la Guinée Conakry au partage des points, s’impose face aux hirondelles du Burundi et aux super eagles du Nigéria pour finir premier du groupe B. En huitième de finale, les Bareas vont créer la sensation en éliminant les léopards de la RD Congo. L’odyssée des malgaches au pays des pharaons restera à jamais dans les cœurs et dans les anales du football africain.

LES DECEPTIONS

La première déception de ce tournoi est la sortie prématurée de l’Egypte, pays hôte et surtout vice-champion en titre. Réduits au silence en huitième de finale par les Bafan-Bafanas, les pharaons n’ont pas atteint leur niveau de l’édition précédente, malgré un sans-faute en phase de groupes.

Secoué par l’éternel problème de primes à la veille du tournoi, le rêve d’un nouveau sacre n’aura duré que quatre matchs pour les champions en titre, le Cameroun, sortis en huitième de finale par le Nigéria. Amputés de Vincent Aboubacar, Bassaogog et ses partenaires n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes en terre égyptienne.

Grandissime favori de cette 32è édition, le Maroc de Hervé Renard avec toute sa horde de stars, a plus que jamais déçu. Hakim Ziyech et ses coéquipiers sont sortis de la compétition par la petite porte en se faisant battre par la surprenante équipe du Bénin.

QUID DE L’ARBITRAGE ?

Le corps arbitral n’a pas séduit en Egypte. Entre autres déboires de l’arbitrage en terre égyptienne, des buts injustement refusés comme le magnifique but d’Andre Ayew contre la Tunisie en huitième de finale ou même le but du béninois Cebio Soukou contre le Sénégal en quart de finale pour une faute qui n’a jamais existé et curieusement l’arbitre ne fait pas recours à la vidéo assistance sur ce coup.

Bref, en dépit de l’arrivée de la VAR à partir des quarts de finale, l’arbitrage a été moyen avec des décisions à polémiques. La surprenante décision de la CAF de remplacer l’arbitre de la finale à moins de 48h du coup d’envoi en est une preuve. Vivement que les choses s’améliorent avant les éditions à venir !

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here